22 avril 2010

REGARD : LE MARCHE ALARMANT DE LA CONTREFACON


Le ministre du Budget présentait hier un bilan alarmant des saisies douanières en matière de contrefaçon.
Ce marché parallèle ne cesse de se développer, représentant à l'heure actuelle près de 10% du commerce mondial, soit un chiffre d'affaire estimé entre 200 et 300 milliards de dollars.
Pour couronner le tout, la contrefaçon ne se limite plus à l’industrie du luxe mais touche tous les secteurs d’activité : de la plaquette de freins, en passant par les batteries de téléphone portable, sans oublier les médicaments qui connaissent un essor fulgurant. Et c’est loin de s’arrêter…
Internet a accentué le phénomène par le biais des sites de vente aux enchères, où l’on peut acheter toutes les grandes marques du luxe, du costume Hugo Boss au polo Lacoste en passant par les montres Rolex (marque d'ailleurs la plus copiée dans le secteur de la joaillerie).
La contrefaçon est d'autant plus difficile à endiguer pour les marques de luxe qu'elles ont largement recours à la sous-traitance dans les pays émergents. Les usines peuvent ainsi récupérer le matériel nécessaire à la fabrication de produits authentiques et réimprimer des tissus en toute illégalité autant de fois qu'elles le désirent.


Côté consommateur, la confusion entre le vrai et le faux est de plus en plus importante.
Certains revendeurs n'hésitent pas à facturer les contrefaçons au même prix que les vrais. Ajoutons les rabais massifs consentis par les marques en période de soldes et le consommateur se retrouve totalement perdu.
A ce propos, une exposition intitulée "Contrefaçon : la vrai expo qui parle du faux" se tient actuellement à la Cité des Sciences à Paris. De façon ludique, cette manifestation propose de reconnaître le vrai du faux et de découvrir les nouveaux moyens de lutte contre cette pratique, tout en se familiarisant avec les droits d'auteur.
Enfin, et pour être tout à fait complet, il faut savoir que le consommateur qui achète un produit contrefait risque simplement la saisie de l'article acheté. Les douaniers lancent, en effet, rarement des poursuites judiciaires ou pénales sauf s'ils soupçonnent la revente des produits. A l'inverse, la commercialisation de contrefaçons implique des peines allant jusqu'à trois ans de prison et une amende pouvant atteindre jusqu'à trois fois la valeur réelle du produit imité.


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