22 mars 2010

REGARD : PARIS, QUAND LA NUIT MEURT EN SILENCE

La légendaire nuit parisienne se meure. Si vous voulez être hype, tout clubber vous dira de prendre un vol Easy Jet et de passer le week-end à s’encanailler à Londres, Barcelone ou Berlin. Mais quelle en est la raison ?
Dernièrement le magazine Pref consacrait un article à ce sujet et constatait que les spécificités de Paris telles que sa densité urbaine, l’immobilier excessivement cher, la "boboïsation" plus bourgeoise que bohème de la population, et une réglementation mal adapté, ont eu raison de ces nuits festives comme à l’époque du Palace, d’ailleurs depuis transformé en théâtre. Bref tout fou le camp, c’est sûr. Du coup, artistes, exploitants de lieux de diffusion, acteurs des musiques actuelles et professionnels de la nuit à Paris, ont souhaité alerter l'opinion publique et les décideurs politiques sur les graves conséquences des pressions qu’ils subissent actuellement entre la gestion des problèmes de voisinage et des nuisances.

Pour contrecarrer le phénomène qui est en passe de reléguer la Ville Lumière au rang de capitale européenne du sommeil, une pétition "Paris, quand la nuit meurt en silence" a été mise en ligne en octobre dernier. Un mois après son lancement, plus de 13 000 signataires avaient déjà répondu présents. Et mais même si les initiés de cette pétition sont écoutés par les politiques, pourront-ils un jour vraiment régler le fond du problème ?

Car les centres-villes et les quartiers populaires sont désormais occupés par des classes moyennes qui veulent habiter en ville sans en avoir les inconvénients. Vivre sur les Champs Elysées tout en exigeant le calme de la campagne ! C’est donc toute l’économie de la nuit, qui représente une part importante du développement d’une ville comme Paris, se meurt doucement pour que les enfants des bobos puissent dormir tranquillement…

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